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vendredi 1 août 2008

"Northern Areas", une region politiquement a part

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Entretien avec Imran Nadeem Shigri, questions politiques
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La region appelee "Northern Areas" est une entite geographique, administrative, mais aussi, culturelle, politique, tres specifique. Cette region, creee en 1970, est composee de sept districts : Ghanche, Skardu, Astore, Diamir, Gilgit, Ghizar et Hunza-Nagar. C'est dans cette partie du Pakistan que se trouvent les cinq sommets pakistanais de plus de 8.000 metres, le Nanga Parbat, le K2, le Broad Peak, le G1 et le G2. Notons enfin que la region NA, tres majoritairement paysanne (on compte plus d'un million d'habitants en NA, et seulement deux (petites) villes, Skardu et Gilgit), est composee d'une mosaique d'ethnies, Baltis, Hunzas, Gujuhrs, etc. Durant notre voyage, nous avons visite uniquement le Baltistan.
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Politiquement, la NA region n'est pas representee au sein du Parlement national : le sort de cette entite est lie a celui du Kashmir voisin, region dont l'avenir institutionnel, enjeu international, est loin d'etre clair. Cette situation cree un fort ressentiment au sein de la population (eduquee ...), d'autant plus que la democratie semble particulierement active au niveau local - au regard du nombre de representants de l'assemblee locale NA on reelus au terme de leur mandat.
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Le malheur, politique, fait le bonheur, economique, de la region : la Northern Area n'est pas soumise a l'impot national, alors qu'elle est soutenue par le Gouvernement du Pakistan, financierement et de maniere consequente (7 milliards de roupies, environ 70 millions de dollars, sont annuellement verses par le gouvernement a l'assemblee locale).

Rencontre avec un elu local

Profitant de nos quelques jours off a Skardu, nous avons sollicite un entretien avec un elu local, Imran Nadeem Shigri. Imran Nadeem Shigri est membre de l'assemblee legislative locale, the Legislative Assembly of Northern Areas ; par ailleurs, il occupe egalement de hautes fonctions au sein de l'association Baltistan Culture and Development Organization.

Imran Nadeem Shigri est membre du Pakistan Muslim League (PML), l'un des deux grands partis politiques pakistanais, avec le Pakistan Peoples Party (PPP), le parti des Bhutto.

jeudi 31 juillet 2008

Une matinee avec des adolescentes pakistanaises


Le statut de la femme au Pakistan aura ete l une des questions de notre voyage. Nous avons decide d aller plus loin dans nos echanges et d aller a la rencontre d une ecole de jeunes filles, afin de sentir ce qui anime une adolescente pakistanaise, ses envies, ses frustrations.


Une principale accueillante et effrayante


Nous avons ete accueilli en debut de matinee par la responsable de l'etablissement. Diplomee d'un doctorat d'Urdu, elle enseigne l'histoire perse aux etudiantes. L'accueil est courtois, mais distant. Je m'aventure dangereusement vers une poignee de main, mais la reaction choquee me fait comprendre la maladresse de mon geste. Apres un echange rapide sur les difficultes de l'ecole, elle nous ouvre les portes habituellement si secretes des classes de jeunes filles. Nous allons enfin pouvoir decouvrir le veritable etat d'esprit d'une jeune fille pakistanaise.

Lucidite sociale ou conformisme inquietant?

L'echange avec les etudiantes de la premiere classe, la plus agee, est tendu. Nous comprendrons par la suite que la presence de la principale a certainement freine les velleites d'echange. Un tour de classe sur les projets pour le futur revele qu'une majorite des etudiantes espere devenir un jour enseignantes ou medecins. Cette homogeneite convenue reflete-t-elle une lucidite quant aux besoins forts de la region ou s'agit-il d'un conformisme inquietant? Quelques etudiantes se distinguent neanmoins, souhaitant etudier le Coran ou rejoindre l'armee. Le sens des responsabilites sociales, familiales, religieuses semblent present chez toutes. Nous regrettons un manque d'extravagance ou de revoltes si habituelles chez les adolescentes de cet age.

L'echange avec la seconde classe, sans la principale, est plus vivant, destructure. Une etudiante nous explique avec force et conviction que nos societes sont trop focalisees sur l'argent, oubliant les valeurs essentielles de la vie. Nous tentons d'expliquer l'epanouissement possible dans le travail et nous temoignons de la richesse que nous tirons de vivre dans une societe diverse et tolerante. La tolerance et l harmonie permettent de faire rejoindre nos opinions. Nous aurions aime des echanges plus intimes et plus longs, mais la pudeur de ces jeunes filles limite les possibilites. Le temps des remerciements est deja arrive. Cette porte entrouverte pose plus de questions qu'elle n'apporte de reponses. Nous nous en doutions.

mercredi 30 juillet 2008

Alive and well in Pakistan...

Il s agit du nom du livre du journaliste anglais Ethan Casey. Ce fut un de nos livres de chevet lors des longues journees au camp de base. Casey y decrit la vie dans un pays musulman a la frontiere de ce que les Etats-Unis ont appele 'the war on terror'. Il y explique son bien-etre et tente de decripter les nombreux conflits complexes qui ont emailles le pays ces 20 dernieres annees. Or derriere les conflits, il y a une population : nous tenions a temoigner de la grande hospitalite de celle-ci. Nous tenions a dire que nous etions meme 'very well' au Pakistan!

Une nuit dans la valle de Hushe


Apres trois jours d effort pour traverser le col du Gondoghoro, Emmaed, l assistant cuisinier nous a ouvert les portes de son domicile familial. Emmaed a 25 ans, 4 enfants et un sens des responsabilites vis-a-vis de sa famille, de ses clients que ni la fatigue, ni le froid, ni la faim ne semblent jamais ebranler. Il s agit du type de rencontre qui force l humilite, tant son devouement dans son travail de porteur et de cuisinier de 'haute altitude' pourrait pousser a des decouragements reguliers. Nous souhaitons beaucoup de bonheur a sa jeune mais deja grande famille et nous les remercions de nous avoir accueilli avec tant de gentillesse dans leur demeure.
Guillaume

La Polygamie au Pakistan, quelle realite ?

Durant tout notre voyage dans la "Northern Area", nous n'avons pas rencontre un seul homme pratiquant la polygamie : trop cher ! J'ai neanmoins pose la question du pourquoi. En quelques mots, l'on m'a explique que le Coran autorise quatre femmes. Pourquoi ? "A l'origine, c'est le Coran qui le dit" ... mais c'est legitime, m'assure-t-on, car il y a, en particulier dans la Northern Area, beaucoup plus de femmes que d'hommes : "les hommes meurent a la guerre". Or, "une femme ne peut pas vivre sans relations sexuelles, ni sans soutien economique" - puisque les femmes ne travaillent generalement pas.
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Quelques recherches sur Internet ne m'ont pas permis d'etayer la these de la surpopulation feminine ... Memes arguments qu'au Ghana, aussi peu verifies ...
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Rapport de masculinité (population totale, je n'ai pas trouve les chiffres par region)
À la naissance : 1,05 homme/femme ;
Moins de 15 ans :1,06 homme/femme ;
15-64 ans : 1,05 homme/femme ;
65 ans et plus : 0,92 homme/femme.
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Source : Wikipedia

Rencontres avec des Femmes, Hushe

Durant tout notre trek, nous traversons des moraines, des glaciers, peuples d'alpinistes et de porteurs ... mais vides de villages, de vie quotidienne, de femmes et d'enfants ...

L'arrivee a Hushe est donc particulierement agreable, Hushe, petit village niche dans un coin de la vallee, des femmes, des enfants, des poules ... Dans ce petit village, les femmes sont voilees, naturellement, mais sont dans les rues, entourees d'enfants, repondent a nos sourires. Nous prendrons le the dans la maison d'une amie de Raza, jeune femme d'a peine vingt ans, ravissante, mere de trois garcons deja.

Notre cook nous invite ensuite a venir diner chez lui, petite maison autour d'une cour, dans un petit village a quelques kilometres. Le soir, et surtout, le lendemain matin, j'ai pu passer du temps avec la soeur, la femme et la mere d'Emmaed : les trois femmes m'ont d'abord suggere de me voiler un peu plus correctement, avant de me montrer l'ensemble des problemes medicaux des enfants du foyer, puisque j'avais ete designee comme "respo medocs" de l'expedition - principalement des petites plaies et des problemes dermatologiques. Les femmes ont ensuite accepte d'etre photographiees, voilees bien sur, mais ce fut deja un petit exploit.


Encore une fois, dans tout le village, les femmes croisees etaient tout sourire, face a moi, une Occidentale gauchement voilee, mais egalement tout sourire ...

Rencontres avec des Femmes, Askole

Apres plus de trois semaines au Pakistan, j'ai pu enfin rencontrer quelques femmes ...

A Askole tout d'abord, le village duquel nous avons debute notre trek : arrives dans l'apres-midi, nous avons rencontre le chef du village, ami de notre guide. Ce chef est, en quelque sorte, un maire, charge de rendre compte au gouvernement des naissances et des morts, charge egalement de distribuer une eventuelle aide alimentaire, nous a-t-on explique. Il n'est pas retribue par le gouvernement. Profitant de son invitation a venir prendre le the dans la salle "publique", ouverte aux hommes etrangers a la famille, j'ai demande a visiter la partie reservee aux femmes.
Au Pakistan, en effet, une piece de la maison est ouverte a tous. Les femmes de la maison peuvent s'y rendre, voilees, mais elles ne peuvent toucher les hommes etrangers a la famille. En particulier, elles ne serrent pas les mains. Tout le reste de l'habitation est reserve a la famille : cet espace est interdit aux hommes ne faisant pas partie de la famille. En revanche, l'ensemble de la maison est ouverte a toutes les femmes, de la famille ou non.

Le chef d'Askole m'a donc fait penetrer dans la partie privee de sa demeure, tres pauvre, tres simple, une maison organisee autour d'une cour, en bois, tres peu de mobilier, une cuisine rudimentaire. J'ai alors pu saluer les differentes femmes, l'epouse, la mere et la belle-soeur de mon guide. Moment intense, chacune des femmes me serrant longuement les mains ... La barriere de la langue a ete particulierement frustrante, les quelques mots d'Urdu appris etant inutiles : ces femmes ne parlaient que le Balti ...

mardi 29 juillet 2008

Droit de femmes : en premier lieu, la sante

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" Il y a quelques annees, alors que je me rendais dans un village, j'appris qu'une femme y etait gravement malade. Je proposais a son mari de l'amener a l'hopital de Skardu, a plusieurs heures de jeep. Son mari refusa, malgre mes supplications. Je dus abandonner : si j'avais outrepasse les volontes du mari, il aurait tue sa femme, et peut-etre meme moi ... Quelques mois plus tard, je repassais dans ce meme village, la femme etait morte".

Plusieurs fois, on nous a raconte ces histoires, notre guide, par exemple, pakistanais, cultive, "eduque", comme il dit, et humanitaire ; son histoire date de 1994.

Pour la plupart de nos interlocuteurs - masculins, je n'ai pas encore rencontree une femme parlant anglais dans la region de Skardu, la situation des femmes s'ameliore dans la region ; en particulier, maintenant, si un homme tue sa femme, il peut etre ennuye par la police, ce qui n'etait pas le cas dans les annees 1990.

La situation, en particulier au niveau sanitaire, reste neanmoins critique pour les femmes de la region.


Il faut savoir que le Pakistan est un des pays les plus peuples du monde, avec plus de 160 millions d'habitants. Le taux d'accroissement naturel, actuellement 2,3%, est un des plus eleves du monde, et l'indice de fecondite est de plus de 4. En 2002, une femme mariee, si elle survivait aux multiples naissances, avait en moyenne sept enfants.

Face a cette situation explosive, on ne compte que deux gynecologues dans la region de Skardu. Ces deux gynecologues sont en plus inaccessibles a la majorite des femmes des villages de la region, puisque, pendant pus de six mois par an, ces villages sont coupes du monde, la route etant rendue impraticable par les chutes de neige...

Le probleme principal n'est pas tant le manque de medecins, que le fait que les hommes n'envoient pas leurs femmes consulter en cas de maladie. D'apres mes discussions, la raison invoquee n'est pas le fait qu'une femme soit consultee par un homme, juste le fait qu'une consultation est payante, ou, du moins, le trajet pour se rendre dans un hopital.


Plusieurs organisations humanitaires se sont attaquees a ce probleme : il y a maintenant quelques dispensaires dans la region, notamment un tenu par des Italiennes, a Askole, un autre tenu par des Espagnoles, a Ushe. Ces initiatives, essentielles pourtant, sont des gouttes d'eau ...
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dimanche 20 juillet 2008

Deux

(Axelle au téléphone vendredi midi)
C'est le nombre de gynécologues installés dans tout le Nord du
Pakistan. L'accès des femmes à leurs soins resterait très
compliqué, notamment lorsqu'elles habitent des villages non
desservis par la route.
Axelle a demandé, dans le dernier village qu'ils ont traversé, à
pouvoir entrer dans une habitation afin de parler avec des femmes
de la région.
Aurélie

jeudi 10 juillet 2008

Des femmes voilees, premieres impressions

Apres seulement quelques jours passes au Pakistan, et surtout, a la veille de notre depart en expe, enfin, je voulais vous transmettre mes premieres impressions, concernant, le voile, plus generalement, la notion meme de femme au Pakistan, reste, bien sur, un sujet difficile a saisir dans son ensemble, oscillant, entre le respect et l'oppression.

Un leger apercu des regions traversees : a Islamabad, ville fantome, recente, quelques femmes sont entierement voilees - ou laissant seulement apparaitre leurs yeux. La majorite, cependant, porte un voile decouvrant la totalite du visage, une proportion non negligeable ne se voile pas. C'est deja moins le cas a Rawalpindi ?
Durant notre long voyage vers le Nord du Pakistan, nous sommes passes par des villages, exclusivement peuples d'hommes : les femmes etaient absolument absentes de la vie publique, apercues furtivement, rarement, entre deux maisons, totalement voilees dans de larges tissus sombres.

Dans la region de Skardu, ou nous faisons etape ce soir, et plus generalement dans les regions montagneuses du Nord-Ouest, pauvres, peu accessibles, les femmes travaillent generalement dans les champs - mais sont toujours absentes des centres des villages. De nouveau, elles sont voilees, laissent leurs visages apparents, et sont parees de couleurs vives. Une partie de la population, dans ces regions, est de confession ismaelienne.



Je me voile, les cheveux seulement. Par ailleurs, je porte des vetements pakistanais masculins, pantalon large et longue chemise, bleu marine en l'occurence. Plusieurs choses me marquent ; la perception des hommes sur les femmes au Pakistan - je n'ai pas encore eu l'occasion de parler aux femmes, j'espere rencontrer les familles, de notre guide, de nos porteurs, au retour de l'expedition.

Nous avons, pour l'instant, deux interlocuteurs privilegies, le guide et le liaison officer. Ce dernier m'explique que tout le monde remarque que mes vetements sont des modeles masculins, car ... au Pakistan, les femmes portent toutes des vetements seyants et colores. Colore, c'est vrai a Skardu, mais pas partout - et notre liaison officer ne vient pas de cette region ... Et seyant ... Le guide, egalement, s'est gentiment moque de mon souci de me voiler : "You look like a Taliban !", m'a-t-il dit. Je suis mille fois moins couverte qu'une femme en burkha ...


Enfin, etre une femme au Pakistan, c'est ... bizarre - je suis la seule femme dans la rue ou dans les magasins dans beaucoup de villages - mais cela donne aussi l'opportunite de rentrer a l'interieur des foyers, domaine strictement interdit aux hommes. J'espere avoir cette chance, je vous raconterai ca des que possible.

mardi 8 juillet 2008

He must have been to McDonald !

e.fr

Nous vous disions que nous avons fait connaissance avec notre LO, 'Liaison officier' dans le texte. Representant du gouvernement, son role est de veiller a la bonne tenue de l'expedition (e.g. verifier aue nous n'avons pas de camera avec nous, pas de telephone satellite, que nous grimpons bien la montagne pour laquelle nous avons achete le permis etc...). Le plus souvent, c'est un capitaine de l'armee -il y a des criteres stricts en terme d'anciennete pour ce poste !- qui se propose spontanement de nous accompagner moyennant... remuneration. Cacher qui est finalement assez important (au total, pas loin de 2000 euros), et exhorbitant au regard des services apportes ! Quand on voit qu'un porteur est paye 5 euros par jour...
L'interet principal cependant, c'est que nous avons ainsi avec nous pendant toute l'expe un Pakistanais qui parle bien Anglais, avec qui discuter et apprendre sur ce pays etonnant. Et ca, c'est top.
Notre OL s'appelle M. Hyatt (comme la chaine d'hotel eponyme - mais je ne crois pas qu'il soit aussi rigolo aue l'autre eponyme de l'hotellerie, la fameuse Paris Hilton, dommage...), 36 ans, deux enfant et... 19 ans dans la Pakistanese Navy ! Un montagnard pure souche, qui plus est, avec le pied marin... Ca va etre rock'n roll, les 100 km de trek sur le glacier !
Enfin, aux premiers abords sympathique, il est tres notablement anti-Americain. Pour lui, "American people are directly reponsible for bombings in Islambad". Ou alors dans le registre moins sanglant 'My son is sick, he ate bad food.. it's because he wen't to McDonald for sure !". Certainement, surtout quand on compare avec les conditions d'hygiene des restaurants locaux typiques... Ca annonce des discussions politiques interressantes, cool !

lundi 30 juin 2008

L’Ambassade du Pakistan ...

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… Premières découvertes … Début juin, je me suis chargée de déposer les passeports de Thomas, Guillaume et moi, Axel étant à l’étranger, afin de faire faire nos visas. En retard, je rentre précipitamment dans la salle des visas, et réalise soudain que je suis seule, la seule fille dans cette salle, au milieu d’une cinquantaine de Pakistanais. Impression bizarre, probablement un avant-goût de ce que je découvrirai dans certaines régions du Pakistan.

Nous avons pu également nous confronter aux délices des administrations : arrivée certes dix minutes seulement avant la fermeture du service, j’ai dû me battre pour que la personne responsable des visas accepte de prendre mes dossiers, puisque j’étais arrivée "beaucoup trop tard" !

Nous avons finalement récupérés nos visas (presque) sans encombre, tout comme Axel quelques jours plus tard.